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Mbappé met le Paris SG sur la bonne voie

Un sauveur nommé Mbappé

Au bout du temps additionnel, au bout d’une salve d’occasions vendangées avec en point d’orgue un pénalty manqué par Lionel Messi, le Paris-SG a fini par trouver la faille. Il a fallu attendre la 94è minute pour voir enfin la lumière et le sauveur, l’éclair de la soirée est venu de Kylian Mbappé. Le natif de Bondy, l’homme des buts importants cette saison pour le club de la Capitale a décidé du sort de la rencontre sur un exploit personnel. Tout un symbole. Une série de passements de jambes, un duel gagné, une frappe glissée entre les jambes de Thibaut Courtois et le score fut scellé. Omniprésent dans le jeu, auteur d’appels incessants perturbant le bloc regroupé du Real, le champion du Monde 2018 a su faire la différence et on doit le dire : une fois de plus. 

Paris dominateur stérile, Madrid inoffensif

Avant l’ouverture du score tardive, les hommes de Mauricio Pochettino ont longtemps usé de malchance (ou maladresse), c’est selon. Remuant mais en manque de réussite, Lionel Messi n’a jamais trouvé la solution et malgré l’entrée de Neymar, est resté brouillon dans l’ensemble de ses choix. Le milieu de terrain composé de Leandro Paredes, Danilo et Marco Verratti a réussi à bloquer les connexions madrilènes et ainsi étouffer leurs adversaires de la soirée sans pour autant créer un danger absolu dans les trente derniers mètres. Peu importe après tout, la consigne du technicien argentin a été respectée à la lettre : le trio Toni Kroos-Casemiro-Lucas Modric n’est jamais parvenu à imprimer son rythme et Karim Benzema n’a que très rarement été en position d’inquiéter l’arrière garde parisienne bien verrouillée par Marquinhos et Presnel Kimpembe. Preuve en est : le gardien Gianluigi Donnarumma n’a pas eu le moindre arrêt à effectuer ce mardi soir. Le Real Madrid est même le premier club, cette saison au Parc des Princes, à n’avoir cadré aucune frappe sur ces quatre-vingt-quatorze minutes de jeu. Étonnant quand on connaît l’armada de l’équipe Galactique dans le secteur offensif. Les entrées de Eden Hazard, Lucas Vasquez et Rodrygo n’ont rien changé à la donne, la bande à Carlo Ancelotti rentre ce soir dans la capitale espagnole avec un but de retard et quelques doutes dans les esprits avant le match retour dans trois semaines.

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Messi et les pénalties, toute une histoire

C’est sans conteste le flop de la soirée. Le milieu de poche argentin n’a pas brillé face à un club qu’il connaît pourtant par cœur mais contre lequel il n’a plus scoré depuis fort longtemps. Qu’elle paraît lointaine l’époque de ses chevauchées fantastiques dans la défense madrilène et ses coups de reins dévastateurs capables de faire lever tout le Camp Nou ou le Santiago Bernabéu. La Pulga n’a pas su être à la hauteur de l’événement et son pénalty en est malheureusement le symbole. Vraisemblablement pas assez puissant, pas forcément dans le bon angle et face à un Thibaut Courtois qui a surtout bien lu les intentions du numéro 30 parisien. La Puce, bien que virevoltante et auteure de quelques situations intéressantes, n’a toutefois jamais vraiment été aidée par le mouvement souvent statique de ses partenaires. Sa relation avec le latéral gauche Nuno Mendes n’étant pas la même qu’à Barcelone avec Jordi Alba, la zone de jeu de l’argentin s’est donc limitée dans l’axe, l’obligeant même à redescendre jusqu’à sa propre surface de réparation pour ressortir le cuir. Il n’a ainsi su mettre Courtois en difficulté ni sur une frappe du gauche visant la lucarne à l’heure de jeu, ni sur un coup franc aux vingt mètres dont il fut, un temps, sa spécialité.

Benzema invisible, Casemiro et Mendy suspendus au Bernabéu

Dans cette soirée où le Real Madrid n’a jamais réussi à inquiéter Paris, il faut aussi souligner la prestation de Karim Benzema. L’attaquant des Bleus a sous performé comme rarement, incapable de communiquer avec ses coéquipiers et trop peu trouvé dans les intervalles. Mais pire encore pour la Maison Blanche : l’absence du Brésilien Casemiro pour le match retour, qui a écopé d’un carton jaune pour une faute évitable sur Leandro Paredes, ainsi que celle de Ferland Mendy, risquent de compliquer la tâche du technicien italien du Real, Carlo Ancelotti, qui devra, le 9 mars prochain, tenter de trouver un certain impact, équilibre et agressivité qui ont tant manqué à ses joueurs ce soir.

Ce sera la condition siné qua-none si le Real veut renverser ce PSG-là et rejoindre les quarts de finale de cette édition. 

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