Rubrique
Actualités

Tour de France 2021 : les 5 points à retenir

1. Tadej Pogacar, impossible à arrêter 

À seulement 22 ans, le slovène Tadej Pogacar s’est imposé pour la deuxième année consécutive sur le Tour de France. Il devient le plus jeune cycliste à remporter deux fois l’épreuve la plus mythique du monde. Il ramène également le maillot à pois de meilleur grimpeur et le maillot blanc de meilleur jeune. Sa domination affolante dans les Alpes a fait couler beaucoup d’encre, et nombreux sont ceux qui l’ont pointé du doigt. Les vainqueurs dérangent toujours, et en cyclisme, la question du dopage n’est jamais loin, la faute à un passé noir pas si lointain.

Cependant, il est nécessaire de faire un point sur l’adversité de Pogacar sur ce Tour de France. Egan Bernal n’a pas pris le départ du Tour, dans le but de réaliser le doublé Giro-Vuelta. Primoz Roglic a chuté dans la première semaine et a préféré se retirer de la course, souffrant inutilement sur son vélo. Surprenant deuxième, le danois Jonas Vingegaard aura été la révélation de cette Grande Tour. Lieutenant de Roglic, il a pris le leadership de la Jumbo-Visma après l’abandon du vainqueur de la dernière Vuelta, mais termine tout de même à plus de 5 minutes au général. Richard Carapaz a perdu beaucoup trop de temps dans les CLM. Mas, Kelderman ou encore Uran ont craqué à plusieurs reprises en haute montagne.

En définitive, Tadej Pogacar aura simplement été le coureur le plus résistant, capable de mieux gérer ses efforts que les autres, et sachant élever son niveau au moment opportun. En plus des maillots jaune, à pois et blanc, la superstar du team UAE (une des rares équipes à terminer au complet) a remporté trois étapes, ne laissant rien à ses rivaux en gagnant coup sur coup au sommet du col du Portet et de Luz-Ardiden.

2. Mark Cavendish égale Merckx le Cannibale

Qui aurait cru que Mark Cavendish allait égaler le record du monstre Eddy Merckx lors de ce Tour de France ? À deux doigts de la retraite il y a quelques mois, l’homme de l’Ile de Man trouve alors refuge chez l’équipe Deceuninck - Quick Step, l’hiver dernier. Appelé une semaine avant le départ du Tour de France pour remplacer le sprinteur Sam Bennett, participer à une probable dernière Grande Boucle était déjà une victoire pour le britannique de 36 ans.

Cependant, The Cav’ a surpris tout son monde. Ému aux larmes après sa victoire à Fougères, il s’impose également à Châteauroux, Valence et Carcassonne. C’est dans la belle cité de l’Aude que Cavendish a égalisé le record d’Eddy Merckx, que tout le monde pensait intouchable, avec 34 victoires d’étapes sur le Tour de France. Un exploit majuscule que l’ensemble du sport a salué.

L’échappée se jouant la victoire à Libourne puis battu par Van Aert sur les Champs-Élysées, Mark Cavendish n’a pas pu décrocher une 35ème timbale. Il se consolera avec le maillot vert de meilleur sprinteur, distinction amplement méritée, qu’il remporte seulement pour la deuxième fois de sa carrière.

"J’espère que mon histoire va donner de l’espoir. N’abandonnez jamais, on peut toujours revenir." - Mark Cavendish

3. Wout Van Aert, le tout-terrain belge

Le grand animateur du Tour aura probablement été le champion de Belgique Wout Van Aert. Spécialiste des classiques et triple champion du monde de cyclo-cross, il a démontré qu’il pouvait gagner sur tous les terrains. Vainqueur à Malaucène en solitaire après deux ascensions du célèbre Mont Ventoux, il s’est également adjugé le contre-la-montre entre Libourne et Saint-Émilion avant de devancer le reste des sprinteurs sur les Champs-Élysées : haute montagne, contre-la-montre plat et sprint massif.

S’il n’est pas parvenu à chiper le maillot jaune à Mathieu Van Der Poel en début de Tour, le belge peut être fier de ces trois semaines sur les routes françaises. Maintenant, une question nous brûle les lèvres : Wout Van Aert peut-il viser le classement général d’un grand tour ?

4. Gros plan sur les cyclistes français 

Le bilan français de cette 108ème édition du Tour de France est mitigé en tout point. Une seule victoire d’étape (mais quelle victoire) malgré beaucoup d’opportunités et de tentatives de la part des vaillants français.

Julian Alaphilippe, vainqueur de l’étape inaugurale avec son magnifique maillot arc-en-ciel de champion de monde a fait vibrer tout un pays. Cependant, il n’est pas parvenu à conserver la tunique jaune le lendemain. Très offensif par la suite, le chouchou du public français a subit le marquage de ses adversaires et n’a pas pu jouer la gagne de nouveau, jouant cependant très bien le jeu du "Wolfpack" dans le train pour Mark Cavendish.

Guillaume Martin termine 8ème et premier français au classement général. Un temps deuxième à la suite d’une belle échappée, il a payé ses efforts par la suite mais s’est parfaitement ressaisi pour garder sa place méritée dans le Top 10.

David Gaudu effectuait son premier Tour de France en tant que leader de la formation Groupama-FDJ. S’il a craqué et perdu beaucoup de temps sur les pentes du géant de Provence (Mont Ventoux), le petit prince de Bretagne était déchaîné dans les Pyrénées, sans toutefois parvenir à décrocher une étape. Ce n’est sans doute que partie remise pour le jeune coureur qui termine 11ème du général, tout en s’étant fait une place dans le cœur du public français.

Enfin, Franck Bonnamour, extrêmement offensif et toujours généreux dans l’effort, a remporté le prix de la combativité pour sa première participation au Tour de France. À noter également la belle 15ème place du jeune Aurélien Paret-Peintre, qui visera encore mieux dans les années à suivre.

5. Chutes et abandons

Ils étaient 184 coureurs à prendre le départ du Tour de France, 141 sont parvenus à atteindre Paris après trois semaines de courses. Plus de 23% du peloton a abandonné (ou hors-délai), ce qui montre encore à quel point cette épreuve peut être difficile et sélective. La première semaine a été marquée par de nombreuses chutes, la plus médiatisée aura été sans doute celle avec la spectatrice à la pancarte « Opi Omi », faisant chuter Tony Martin en tête du peloton sur une route étroite. L’impressionnante chute de Caleb Ewan au sprint, entraînant Peter Sagan avec lui, aura également glacé le sang à plus d’un observateur. Toujours très nerveuse, la première semaine a fait beaucoup de casse au sein de peloton.

Cependant, les chutes n’ont pas été la seule raison de ce haut taux d’abandons. Avec la proximité des épreuves cyclistes des Jeux Olympiques, certains coureurs avait prévu de faire un tiers ou une moitié de Tour, en guise de préparation pour Tokyo. Ce fut le cas notamment de Mathieu Van Der Poel. Maillot jaune de Mûr-De-Bretagne jusqu’aux Alpes, le petit-fils de Raymond Poulidor, coqueluche du public au début du Tour s’est retiré de la Grande Boucle après avoir perdu son maillot distinctif. Un abandon qui était prévu à l’avance mais qui reste regrettable.

Application Mobile

Téléchargez Encrage Media sur votre mobile pour ne pas manquer nos dernières publications !

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.