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L’entreprise française innove avec un géant américain pour le premier réacteur nucléaire révolutionnaire au monde

Adrien Courbet Par Adrien Courbet
4 min de lecture
L’entreprise française innove avec un géant américain pour le premier réacteur nucléaire révolutionnaire au monde
Illustration de l'innovation énergétique avec le réacteur nucléaire Stellarium de la start-up française Stellaria.
EN BREF
  • ⚛️ Le réacteur Stellarium utilise des neutrons rapides et du sel fondu pour transformer les déchets nucléaires.
  • 🔋 Il offre une densité énergétique 70 millions de fois supérieure à celle d’une batterie lithium-ion.
  • 🌍 Un partenariat avec Equinix prévoit de fournir de l’électricité décarbonée aux centres de données.
  • ⏳ Le réacteur fonctionne sans ravitaillement pendant plus de 20 ans, avec un cycle de combustible fermé.

La transition énergétique mondiale est en pleine mutation, et de nouvelles technologies émergent pour répondre aux défis croissants de la demande en énergie. Parmi ces innovations, le projet Stellarium se distingue par sa capacité à transformer les déchets nucléaires en une source d’énergie viable. Conceptualisé par la start-up française Stellaria, ce réacteur de génération IV utilise une technologie à neutrons rapides et sels fondus pour proposer une solution énergétique révolutionnaire. En partenariat avec Equinix, un leader des data centers, Stellarium pourrait bien transformer la manière dont nous envisageons l’alimentation énergétique des infrastructures numériques.

Un réacteur innovant pour une nouvelle ère énergétique

Le réacteur Stellarium représente une avancée technologique majeure avec l’utilisation de neutrons rapides et de sels fondus chlorés. Contrairement aux réacteurs conventionnels qui utilisent des pastilles d’uranium solides, Stellarium emploie un combustible liquide innovant. Ce fluide circule en circuit fermé, permettant de rebrûler les déchets nucléaires existants. Cette approche réduit considérablement la production de déchets radioactifs tout en augmentant l’efficacité énergétique.

L’absence de besoin en combustible neuf pendant plus de 20 ans et le fonctionnement à pression atmosphérique éliminent la nécessité d’enceintes de confinement imposantes. Cela rend possible l’installation de ces réacteurs sous des infrastructures comme des centres de données. Cette intégration pourrait révolutionner l’approvisionnement énergétique en offrant une source d’énergie stable et décarbonée, essentielle pour le secteur numérique.

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L’impact du nucléaire sur les centres de données

Face à la demande croissante d’énergie due à l’intelligence artificielle et au streaming vidéo, Equinix, un acteur majeur des data centers, a signé un accord avec Stellaria. Cet accord prévoit l’installation de réacteurs Stellarium fournissant 500 mégawatts d’électricité décarbonée à partir de 2035. Cette collaboration vise à répondre aux besoins énergétiques croissants tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et aux énergies renouvelables intermittentes.

Les réacteurs Stellarium, installés à proximité des centres de données, garantissent une autonomie énergétique inédite. Ce modèle pourrait bien devenir une norme pour l’industrie numérique cherchant à stabiliser ses approvisionnements énergétiques face aux fluctuations du marché mondial de l’énergie.

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Une puissance énergétique compacte et efficace

Stellarium se distingue par sa densité énergétique exceptionnelle, 70 millions de fois supérieure à celle des batteries lithium-ion. Cette caractéristique permet à un réacteur unique de fournir de l’énergie à une ville de 400 000 habitants sans ravitaillement pendant deux décennies. Le concept d’isogénération, où le réacteur régénère une partie de son propre combustible, assure une efficacité énergétique prolongée.

L’un des atouts majeurs de Stellarium est son système de refroidissement passif par convection naturelle. En cas d’urgence, la chaleur est évacuée sans besoin de systèmes actifs, assurant une sécurité renforcée. Quatre barrières de sécurité physique entourent le réacteur, garantissant une protection accrue par rapport aux réacteurs de génération précédente.

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Des déchets nucléaires transformés en ressources

Stellarium est conçu pour accepter divers types de combustibles, y compris des déchets nucléaires. Son objectif est de réduire les stocks de déchets radioactifs en les transformant en chaleur et en nouveaux combustibles. Ce processus pourrait faire de Stellarium le premier réacteur « net négatif » en termes de déchets radioactifs à l’échelle industrielle.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales caractéristiques du réacteur Stellarium :

Caractéristique Valeur
Type de réacteur À neutrons rapides, sels fondus chlorés
Volume du cœur 4 m³
Refroidissement Convection naturelle (passif)
Cycle du combustible Fermé, isogénération
Combustibles utilisables Uranium, plutonium, MOX, actinides, thorium
Durée de fonctionnement sans rechargement 20 ans
Densité énergétique 70 millions × batterie lithium-ion
Déploiement prévu 2035 (Equinix)
Capacité réservée par Equinix 500 MW

Calendrier et perspectives pour Stellaria

Stellaria, créée en 2023, est une spin-off du CEA et de Schneider Electric. La société a levé 23 millions d’euros pour lancer le développement de Stellarium. Son calendrier prévoit une première réaction de fission en laboratoire d’ici 2029, avec des installations opérationnelles prévues pour 2035. L’objectif est un déploiement à grande échelle en Europe dans les années 2040.

Le design du réacteur est volontairement simple pour accélérer l’industrialisation et faciliter l’obtention des autorisations de sûreté. Cette approche pragmatique pourrait positionner Stellaria comme un leader dans le domaine des réacteurs nucléaires de génération IV.

En explorant les solutions nucléaires de demain, Stellaria et son réacteur Stellarium proposent une réponse innovante aux défis énergétiques actuels. La capacité du réacteur à transformer les déchets nucléaires en ressources ouvre de nouvelles perspectives pour la gestion des déchets et l’approvisionnement énergétique. La question reste de savoir comment ces technologies seront intégrées dans le paysage énergétique mondial et quel impact elles auront sur notre transition vers des sources d’énergie plus durables.

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Adrien Courbet

Le fait passé sous presse

Adrien Courbet

Adrien Courbet a été technicien de maintenance ferroviaire avant de reprendre des études de journalisme à trente ans. Il suit les transports, l'actualité et le sport pour Encrage, avec une attention particulière aux chantiers d'infrastructure. Il compare souvent la date annoncée d'une mise en service avec celle qui finit par être tenue. Il supporte le club de rugby de sa ville natale.