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La Chine pulvérise tous les records : ces 1 000 tonnes d’acier posées en un temps époustouflant sur son réacteur nucléaire high-tech fascinera le monde entier

Manon Villedieu Par Manon Villedieu
4 min de lecture
La Chine pulvérise tous les records : ces 1 000 tonnes d’acier posées en un temps époustouflant sur son réacteur nucléaire high-tech fascinera le monde entier
Illustration de l'installation d'un dôme de confinement sur la centrale nucléaire de Haiyang. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🔧 La Chine installe un dôme de confinement de 1 000 tonnes sur la centrale de Haiyang, démontrant son expertise technique.
  • 🌍 La centrale produira 40 térawattheures d’électricité par an, alimentant la moitié de la province du Shandong.
  • 🔒 Les réacteurs CAP1000, basés sur le modèle américain, intègrent des dispositifs de sécurité passifs pour une protection accrue.
  • 🌱 Le nucléaire est un pilier de la stratégie de la Chine pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.

La Chine avance à grands pas dans son ambition de devenir une puissance nucléaire mondiale. L’installation récente d’un dôme de confinement de 1 000 tonnes sur la centrale nucléaire de Haiyang marque un tournant décisif. Cette prouesse technique, réalisée en un temps record, témoigne de la détermination du pays à développer des infrastructures énergétiques à la pointe de la technologie. En investissant massivement dans des réacteurs de nouvelle génération, la Chine se positionne non seulement comme un acteur clé du nucléaire civil, mais aussi comme un leader dans la lutte contre le changement climatique.

Un chantier titanesque à la précision millimétrée

Le 23 mars 2025 restera gravé dans les annales de l’ingénierie chinoise. Ce jour-là, une grue chenille de 3 200 tonnes a déposé avec une précision inouïe un dôme de confinement de 41 mètres de diamètre sur le réacteur 3 de la centrale de Haiyang. Cette opération, qui a duré à peine deux heures, illustre le savoir-faire technique et la minutie des ingénieurs chinois. Le dôme, pesant plus lourd que 500 éléphants, constitue une barrière anti-radioactivité de troisième niveau. Il est conçu pour empêcher toute fuite radioactive en cas d’accident, assurant ainsi une sécurité optimale.

La pose de ce dôme monumental marque la fin de la phase de gros œuvre du réacteur. Elle ouvre la voie à l’installation de composants cruciaux, tels que le réservoir de refroidissement passif. Ce dernier joue un rôle essentiel en cas de défaillance, permettant de refroidir le réacteur sans intervention humaine. Cette avancée technologique témoigne de l’engagement de la Chine à construire des réacteurs sûrs et fiables, répondant aux normes de sécurité les plus strictes.

La centrale de Haiyang, un pilier énergétique pour le Shandong

La centrale nucléaire de Haiyang, une fois ses quatre unités opérationnelles d’ici 2027, produira environ 40 térawattheures d’électricité par an. Cette production est suffisante pour satisfaire la consommation de la moitié des habitants de la province du Shandong, soit près de 50 millions de personnes. Actuellement, seules les unités 1 et 2 sont en service, alimentant déjà un tiers de la demande en électricité de la région depuis leur mise en service en 2018 et 2019.

Au-delà de sa capacité de production impressionnante, la centrale de Haiyang joue un rôle clé dans la transition énergétique de la région. Elle deviendra une source majeure de chaleur propre pour la péninsule de Jiaodong, remplaçant progressivement les chaudières au charbon. Ce changement est crucial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air, contribuant ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique.

Une technologie nucléaire de pointe : le CAP1000

Les réacteurs utilisés à Haiyang sont des CAP1000, une version chinoise du modèle américain AP1000 de Westinghouse. Ces réacteurs de génération III+ intègrent des dispositifs de sécurité passifs inspirés des enseignements tirés de la catastrophe de Fukushima. Depuis 2002, la Chine développe des projets similaires à Haiyang, Sanmen et Lufeng, mettant l’accent sur la sécurité et l’efficacité.

Les CAP1000 se distinguent par leur compacité et leur capacité à éviter les interventions d’urgence pendant les 72 premières heures d’un incident. Cette caractéristique permet de gagner un temps précieux, laissant la physique agir pour stabiliser la situation. En adoptant cette technologie, la Chine démontre sa volonté de sécuriser ses installations nucléaires et de minimiser les risques associés.

L’engagement de la Chine vers la neutralité carbone

La Chine a fixé un objectif ambitieux de neutralité carbone d’ici 2060, et le nucléaire joue un rôle central dans cette stratégie. Face à un smog persistant et à une pollution atmosphérique alarmante, le pays doit réduire sa dépendance au charbon pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens. Les centrales nucléaires comme Haiyang offrent une solution viable, garantissant une production d’énergie stable, massive et décarbonée.

En outre, le nucléaire sert de point d’appui pour compenser les fluctuations des énergies renouvelables, moins prévisibles. Cette synergie entre nucléaire et renouvelables est essentielle pour assurer une transition énergétique réussie. La question reste de savoir comment la Chine continuera d’équilibrer ses besoins énergétiques croissants avec ses engagements climatiques ambitieux. Quel sera l’impact de ces choix sur l’environnement mondial ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Manon Villedieu

Le fait passé sous presse

Manon Villedieu

Manon Villedieu a été chargée de communication dans un éditeur de logiciels pendant cinq ans avant de passer au journalisme. Elle couvre la tech et la société pour Encrage : usages numériques, données personnelles, emploi. Elle se méfie des communiqués qui promettent une révolution et cherche d'abord le produit réellement disponible. Elle grimpe en salle trois fois par semaine.