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La France en mode conquérant : préparez-vous à un retour fracassant dans l’industrie des semi-conducteurs pesant 559 milliards d’euros en 2025

Manon Villedieu Par Manon Villedieu
3 min de lecture
La France en mode conquérant : préparez-vous à un retour fracassant dans l’industrie des semi-conducteurs pesant 559 milliards d’euros en 2025
Illustration de l'alliance entre Thales, Radiall et FoxConn pour un projet de semi-conducteurs en France. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🔧 Thales, Radiall et FoxConn s’associent pour créer une unité d’assemblage et de test de semi-conducteurs en France.
  • 📈 Le marché mondial des semi-conducteurs atteindra entre 644 et 660 milliards d’euros en 2025, avec une forte croissance en Europe.
  • 🏭 L’usine prévue pourrait produire plus de 100 millions de composants SiP par an, positionnant la France comme un leader européen.
  • 🌍 Ce projet s’inscrit dans le cadre du « Chips Act » européen pour réduire la dépendance à l’Asie et renforcer la souveraineté technologique.

En mai 2025, la France amorce un tournant décisif dans l’industrie des semi-conducteurs en collaborant avec des géants tels que Thales, Radiall et FoxConn. Ces entreprises ont entamé des discussions pour établir un site OSAT (Outsourced Semiconductor Assembly and Test) en France, témoignant d’une volonté de renforcer la position stratégique du pays dans ce secteur crucial. Ce projet ambitieux pourrait redéfinir le paysage industriel français et marquer un retour en force sur la scène internationale.

Une opportunité stratégique pour la France

La France, bien qu’acteur non négligeable dans le domaine des semi-conducteurs, a vu sa position s’éroder face à l’essor fulgurant de l’Asie et des États-Unis. Cependant, avec ce projet, elle s’apprête à reprendre l’initiative. Thales, Radiall et FoxConn envisagent de créer une unité spécialisée dans le packaging avancé, une technologie clé qui permet d’encapsuler plusieurs puces dans un seul module. Cette technique, connue sous le nom de System In Package (SiP), est essentielle pour répondre aux besoins croissants en miniaturisation et en performance des appareils électroniques modernes. La France pourrait ainsi se repositionner comme un leader dans ce domaine technologique de pointe, contribuant à réduire la dépendance européenne vis-à-vis des importations asiatiques.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

En 2024, le marché mondial des semi-conducteurs a généré environ 559 milliards d’euros, avec une prévision de 644 à 660 milliards d’euros en 2025. Cette croissance est alimentée par la demande en intelligence artificielle, en cloud computing et en électronique avancée. Les investissements européens, soutenus par des initiatives telles que le « Chips Act », visent à doubler la part de marché mondiale de l’UE d’ici 2030. La France, avec 115 entreprises actives dans le secteur, dont STMicroelectronics, reste un acteur clé, mais elle doit surmonter sa dépendance accrue aux importations pour les technologies les plus avancées. Ce nouveau projet industriel pourrait inverser cette tendance et renforcer la souveraineté technologique française.

Des ambitions industrielles à grande échelle

Le projet prévoit la production de plus de 100 millions de composants SiP par an d’ici 2031, ce qui placerait l’usine parmi les leaders européens du secteur. Ce chiffre impressionnant reflète l’ambition de la France de devenir un acteur majeur dans l’assemblage et le test de semi-conducteurs. Le packaging des semi-conducteurs est désormais aussi stratégique que leur fabrication, et l’implantation de cette usine pourrait repositionner la France sur l’échiquier mondial. En collaborant avec des partenaires prestigieux, la France pourrait enfin profiter des opportunités offertes par ce marché en pleine expansion.

Quel avenir pour le site de production ?

À ce jour, le site exact de la future usine n’a pas été confirmé. Plusieurs régions françaises sont en lice pour accueillir ce projet de grande envergure, chacune espérant bénéficier des retombées économiques et technologiques. Ce projet ne se limite pas à la création d’une simple usine; il s’agit d’un catalyseur pour l’ensemble de l’industrie française des semi-conducteurs. En attirant de nouveaux investissements et en renforçant les collaborations entre entreprises, la France pourrait bien devenir un leader européen dans ce secteur stratégique.

Face à ces développements, une question se pose : la France parviendra-t-elle à transformer cet élan industriel en un succès durable, capable de concurrencer les géants asiatiques et américains ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Manon Villedieu

Le fait passé sous presse

Manon Villedieu

Manon Villedieu a été chargée de communication dans un éditeur de logiciels pendant cinq ans avant de passer au journalisme. Elle couvre la tech et la société pour Encrage : usages numériques, données personnelles, emploi. Elle se méfie des communiqués qui promettent une révolution et cherche d'abord le produit réellement disponible. Elle grimpe en salle trois fois par semaine.